L’effervescence de l’artisanat d’art

L’effervescence de l’artisanat d’art

L’artisanat d’art bénéficie actuellement d’un contexte favorable. Les clients recherchent des articles personnalisés, les entrepreneurs privilégient un secteur où ils pourront exprimer leur créativité. Les réseaux sociaux et Internet constituent un relais de communication efficace, facilitant l’accès à un public de plus en plus large. Des manifestations d’envergure comme la Biennale des métiers d’arts de la création ou encore la Foire internationale d’art contemporain (FIAC) garantissent également une bonne visibilité. Toutefois, plusieurs défis subsistent, notamment celui de la formation. Essayons de faire le point sur la situation de l’artisanat d’art.

Artisanat d’art : place à la personnalisation

L’industrialisation a accéléré le processus de production, elle s’est aussi traduite par l’arrivée sur le marché d’articles identiques, parfois en million d’exemplaires. Face à ce constat, une autre tendance s’est développée, celle de la personnalisation et la recherche de produits faits mains. L’artisanat d’art profite de cette évolution et chaque artisan essaie de tirer son épingle du jeu.

Un article sur mesure offre plusieurs possibilités,un bijou constitue une petite fierté personnelle et permet de se démarquer dans les grandes occasions. La décoration intérieure illustre aussi cette tendance. Par exemple, avec des fils de fer en recuit, des sites comme bijouxdemur.com proposent à ses clients d’inscrire leur maxime favorite sur leur mur ou créer un
cadre unique
.

Les matériaux naturels comme le bois et la pierre reviennent sur le devant de la scène. D’ailleurs, certains collectionneurs n’hésitent pas à ajouter le nombre de zéro sur un chèque lorsqu’ils souhaitent acquérir une pièce unique ou disponible en série limitée.

Les entrepreneurs cherchent à mieux s’épanouir

Même si la France est réputée pour la richesse de sa culture, les artistes ont parfois du mal à trouver leur place dans la société. Le système
éducatif ne favorise pas toujours le développement de la fibre artistique et se former auprès d’un maître en tant qu’apprenti reste
difficile
. La difficulté est amplifiée par un modèle économique mettant en lumière les capacités intellectuelles ou les performances
scéniques.

Certaines personnes avaient alors exercé un autre métier avant de bifurquer vers l’artisanat d’art par défi, afin de réaliser leur rêve. En effet, créer des choses avec ses mains constitue un plaisir inégalé, elle permet de marquer l’histoire à sa manière en laissant ses empreintes. Cette quête favorise la diversification des matières premières utilisées.

Relever le défi de l’artisanat requiert un énorme investissement personnel. Aujourd’hui, beaucoup d’acteurs travaillent seuls.

L’artisanat d’art profite de la numérisation de l’économie

Le syndicat des professionnels des Art de France a lancé en 2017 un site pour les artisans. Auparavant, ils utilisent des plateformes comme Amazon ou Etsy. Grâce à ces structures, leur propre site web et les réseaux sociaux, les artisans peuvent exposer leurs produits, échanger avec les clients potentiels et interagir avec leurs communautés.

Ces nouveaux moyens de communication constituent une vitrine, ils ouvrent l’accès à une clientèle internationale,une approche facilitée par la disponibilité des moyens de paiement en ligne. Les clients peuvent aussi exprimer leur avis, ouvrant la voie à une amélioration continue des services et des articles.

Des artisans conjuguent technologie et réalisation manuelle. Ils utilisent des logiciels pour concevoir le design et analyser la
résistance des matériaux. Ensuite, la réalisation est effectuée manuellement.

Vers une réorganisation de la formation ?

Même si les artisans bénéficient d’une bonne visibilité,trouver un apprenti reste compliqué. La formation des artisans est également éparpillée entre plusieurs disciplines. Beaucoup de créateurs ont alors appris les ficelles du métier sur le tas, à travers les
livres, les forums de partage et les vidéos. Les acteurs ont ainsi souligné leur difficulté à recruter. En effet, à part la passion, un minimum de savoir-faire est requis.

Comment capitaliser sur l’embellie actuelle ? Faciliter l’accès des artisans aux structures d’accompagnement figure parmi les solutions adoptées. Des mesures spécifiques en faveur des jeunes pérenniseront aussi le développement du secteur. Une détection précoce des talents et de la passion instaurera un environnement propice à leur éclosion.

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